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La 2 CV de James Bond dans « Rien que pour vos yeux »


A lire

L’automobile entre science et fiction
 

En bref

 


Image du film « Le 5ème élément »


La Batmobile


La DS de Fantomas


Article

L’automobile entre science et fiction


De James Bond au Cinquième Elément en passant par Matrix ou Star Wars, les véhicules automobiles ont connu un certain nombre de mutations sur le grand écran. Celles-ci se retrouvent parfois sur la voiture de Monsieur Tout le monde, mais la réalité copie assez peu la fiction. C’est même parfois l’inverse. Explications.

JGeek 23B tendit son tentacule vers le vortex et dit : « Accroche-toi terrien, tu vas voir ce que nos voitures ont dans le ventre. » La question est de savoir à quoi ressemble l’engin extraterrestre… En fait, les premiers exemplaires existent déjà, et attendent sur la Lune que les hommes reviennent les piloter. Ils sont baptisés du doux nom de Lunar Roving Vehicle (véhicule d’exploration lunaire), ont parcouru sur notre satellite un peu moins d’une centaine de kilomètres lors des missions Apollo 15, 16 et 17, et leur style est plutôt dépouillé.

Quand les voitures voleront
« J’ai parfois l’impression que la science-fiction se contente de prendre des éléments de nos automobiles et de les repositionner dans une autre époque ou de les envoyer dans les airs, constate Jean-Christophe Bolle-Reddat, architecte des concept-cars Peugeot. Dans le Cinquième élément, Bruce Willis conduit un classique taxi new-yorkais qui vole et dans Fantômas, c’est une DS qui se met à voler ! »
Et cela pose question aux concepteurs de véhicules “terre-à-terre”. « Le problème n’est pas de construire une automobile qui vole, explique Carlo Alessandro Bonzanigo, responsable des coopérations internationales et des concept-cars à la direction du Style Citroën, c’est plutôt qu’on aurait du mal à maîtriser le pilotage dans les trois dimensions. Le véhicule serait sans doute plus facile à concevoir que le système de contrôle de la circulation à mettre en place pour gérer toutes ces machines volantes. Pour l’instant, le moyen de transport individuel qui ne serait pas une automobile n’est pas encore envisageable. »

Des fonctionnalités nouvelles et du style
La série la plus imaginative en matière d’automobile, à la lisière de la science-fiction, reste celle des James Bond. Ses gadgets guerriers et ses fonctionnalités (voiture amphibie, propulsion complémentaire de type fusée…) sont toutefois de peu d’utilité pour un usage strictement routier. «Même si, parfois, certains trouveraient agréable de disposer d’un lance-missile dans les embouteillages !», s’amuse Carlo Alessandro Bonzanigo.
Dans l’ensemble, force est de constater que les créateurs de concept-cars ne sont pas impressionnés par l’imagination des auteurs d’anticipation. «Ce que nous avions dans nos cartons il y a une quinzaine d’années paraissait être de la science-fiction, souligne Jean-Christophe Bolle-Reddat, architecte des concept-cars Peugeot. Ce sont des fonctions qui sont en service aujourd’hui : le GPS, le multimédia, le vibrateur qui se déclenche quand on franchit une ligne blanche, le radar de recul, etc. Nous travaillons actuellement beaucoup sur les interfaces homme/machine, avec beaucoup de fonctions tactiles. Il y aura aussi beaucoup d’applications dérivées du radar. Tout cela est dans nos concept-cars dès aujourd’hui.»
En fait, l’intérêt des concepteurs pour la science-fiction est «ailleurs». «Ce qui retient l’attention, explique Jean-Christophe Bolle-Reddat, c’est plutôt la forme de ces voitures, car elle est généralement beaucoup plus complexe. Pour les concept-cars qui préfigurent la 607, la Féline, nous avons eu des influences de ce côté.» Dans ce domaine, chaque concepteur a son univers propre, lié aux films qui l’ont frappé. De l’esthétique “déjanté” de Blade Runner au futurisme assuré de Minority Report ou de Star Wars, en passant par le classicisme de Matrix ou de K2000, les références sont en effet nombreuses. Le tout est d’éviter d’aller chercher son inspiration du côté de Mad Max…


[25/06/2008]




 

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