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L’équipée des équipements
 

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L’équipée des équipements


Course aux équipements, top départ !

À ses débuts, l’automobile se contentait d’équipements rudimentaires : deux lanternes, un système de graissage du moteur et la célèbre manivelle de démarrage suffisaient au conducteur des années 1900. Il faut attendre 1908 pour que les Américains Deeds et Kettering, fondateurs de DELCO, mettent au point l’allumage électrique – disponible en série dès 1912 sur la Cadillac Thirty. Au fil des décennies, l’électricité va permettre l’essor de nombreux accessoires : lève-vitres et essuie-glaces électriques, phares ou encore le "Mirophar Brot", ancêtre éclairant et mobile du miroir de courtoisie. Les premières inventions sont souvent le fait d’amateurs passionnés, tels Alfred Faucher qui, en 1906, conçoit un des tout premiers rétroviseurs, alors dénommé "miroir avertisseur pour automobile". Ce sont également souvent les courses automobiles qui décident de l’avenir de ces trouvailles : ainsi, le rétroviseur conquiert-il l’opinion après la victoire d’une Marmon Wasp à Indianapolis en 1911.

Les oubliés de la sélection

Si la fièvre de l’accessoire atteint son paroxysme entre 1920 et 1935, avec plus de 150 inventions dénombrées, peu d’entre elles accompagneront l’automobile tout au long de son évolution. Ainsi l’anti-écraseur de 1901 (une grille métallique placée devant les roues du véhicule pour protéger les piétons), tombera finalement en disgrâce du fait de son inefficacité passé les 15 km/h. Autres oubliés, le balai chasse-clou fixé juste devant le pneu, ou le ramasse-piéton, un panier élastique disposé à l’avant de l’automobile ! Certains accessoires, aujourd’hui déchus, semblent avoir ouvert la voie à des perfectionnements ultérieurs : ainsi, dès le début du 20ème siècle, le "Mata Fuego" (un étui en argent recouvrant le cigare pour protéger sa combustion contre les vents violents) annonce-t-il l’allume-cigare de série disponible dès 1927. Le cornet ou trompe à poire se métamorphose en klaxon à partir de 1914.

En route vers le confort

Avec la généralisation de la conduite intérieure dans les années 20, les véhicules sont équipés de portières vitrées qui protègent les passagers du mauvais temps et de la poussière. Dès 1916, les essuie-glaces à manivelle remplacent les raclettes manuelles. Ils seront automatisés cinq ans plus tard par Folberth. La version électrique, fixée en haut du pare-brise, est créée par Bosch en 1926 mais restera réservée aux modèles de luxe. Jusqu’en 1962, la 2 CV Citroën propose des essuie-glaces mécaniques couplés au tachymètre. Le chauffage de l’habitacle, lui, voit le jour pour répondre aux nécessités des rallyes hivernaux : d’abord par brûleur à pétrole jusqu’en 1900, puis avec des systèmes intégrés à partir de 1938, notamment à bord de la Peugeot 402. Toutefois, des problèmes de buée amèneront les ingénieurs à repenser le chauffage dans les années 50. Quant à la climatisation, elle fit son apparition sur une Packard modèle 1940, suivie dès l’année suivante par Cadillac.


[08/04/2002]




 

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